Les Kabyles aiment encore rendre visite et aiment autant recevoir parents, proches et amis. La preuve en a été donnée seulement hier. En effet, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït-Chebib, à la tête d’une délégation, en l’occurrence MM Kamel Chetti et Mourad Itim, a rendu hier une visite de courtoisie à la vénérable Na Ouiza, la mère de Ferhat Mehenni, président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), à son domicile de M’raghna.
07/09/2013 – 19:10 mis a jour le 07/09/2013 – 19:27 par Saïd Tissegouine
Il n’est pas rare d’entendre aujourd hui un peu partout que par la force et l’exigence du temps, les gens s’individualisent. L’individualisme est tel que personne n’a ni le temps, ni l’« envie » de rendre ou recevoir une visite à un proche. Même si ce constat est fait à l’ « unanimité », il n’en demeure pas moins qu’il est exagéré.
Les Kabyles aiment encore rendre visite et aiment autant recevoir parents, proches et amis. La preuve en a été donnée seulement hier. En effet, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït-Chebib, à la tête d’une délégation, en l’occurrence MM Kamel Chetti et Mourad Itim, a rendu hier une visite de courtoisie à la vénérable Na Ouiza, la mère de Ferhat Mehenni, président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), à son domicile de M’raghna.
La joie a été double pour les visiteurs puisqu’ils ont trouvé aux côtés de Na Ouiza, Arezki Mehenni. L’homme n’est autre que le frère aîné de Ferhat. Les deux frères, chers lecteurs et chères lectrices, se ressemblent comme deux gouttes d’eau, notamment concernant la structure du visage et la voix. Après les embrassades et les présentations, place à la discussion.
La politique n’a aucunement été évoquée. Le sujet politique n’était pas de circonstance. Et naturellement, un grand plateau plein de friandises et de boissons ne tarda pas à atterrir sur la table des convives. Ce fut donc entre deux gorgées de café ou de jus ou deux bouchées de nourriture que le verbe fut joué. Da Arezki, qui, lui aussi, porte le germe artistique, a apporté de l’eau au moulin dans la discussion. Na Ouiza aussi y apporté sa touche.
Au mur du salon faisant face à l’entrée, étaient accrochés, l’un à côté de l’autre, le document portant reconnaissance comme Martyr de la guerre d’indépendance du père de Ferhat Mehenni et Da Arezki, le drapeau kabyle et le portrait de Ferhat Mehenni. Une scène et un décor bien kabyles. Toute chose a une fin cependant. Donc, il fallait bien prendre congés des hôtes. Pourtant, au moment de le faire, ça n’était facile ni pour les hôtes ni pour les amphitryons.
De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine pour Tamurt.info